L’oiseau n’était pas sur. Epuisé de son long vol d’ilot en ilot, harassé par la chaleur tombante et le vent régulier de la saison, il n’eut cure de distinguer parmi l’ensemble cacophonique des sons en sourdine qui lui parvenait de derrière l’angle de la bâtisse plus belle la vie. Il se posa sur le pêcher par inertie, à bout de force ; considéra encore du coin de l’œil la petite pièce étincelante sans plus chercher un meilleur gouter, laissa le vent le balancer sur la branche et attend de pouvoir se tendre enfin vers le fruit. Plus belle la vie.